Hébergement d’urgence des demandeurs d’asile (HUDA)

demandeurs d'asile

Lorsque vous demandez un statut de réfugié en France, un hébergement décent doit vous être fourni. Si les CADA (Centre d’accueil pour demandeurs d’asile) sont censés vous offrir un toit, un manque de place considérable peut malheureusement vous amener à un refus d’admission. Pour pallier ce manque de disponibilités, les régions déploient des HUDA (Hébergements d’urgence des demandeurs d’asile). 

Qu’est-ce que le HUDA ?

Dans de nombreuses régions de France, des HUDA (Hébergements d’urgence des demandeurs d’asile) sont déployés pour accueillir les demandeurs d’asile qui ne bénéficient pas d’un accueil en CADA, faute de place ou de situation administrative compatible. 

Dans ces établissements, des logements provisoires peuvent être alloués sous forme de chambres individuelles situées dans des lieux d’accueil collectifs. En 2018, 30 000 chambres étaient réservées aux réfugiés.

Certains de ces centres sont réservés aux hommes seuls, aux femmes isolées, tandis que d’autres sont spécialisés dans l’accueil de familles réfugiées. Si le CADA dont vous dépendez ne peut vous proposer de solution d’hébergement, vous pouvez être orienté par l’OFII vers un HUDA adapté à votre situation. 

Qui peut bénéficier d’une place en HUDA ?

Les demandeurs d’asile, réfugiés, apatrides ou demandeurs d’une protection subsidiaire peuvent, pendant la durée de leurs démarches vers l’obtention d’un titre de séjour, séjourner au sein d’un HUDA lorsque le CADA dont ils dépendent n’a pas de place vacante pour les accueillir.

Certains réfugiés qui ont une situation administrative particulière, comme dans le cadre d’une procédure Dublin, peuvent voir leur accès à un CADA être refusé pour ce motif. Ce refus leur ouvre également les portes d’un HUDA régional.

Quelles démarches réaliser pour obtenir une place en HUDA ?

Les hébergements d’urgence pour demandeurs d’asile accueillent les réfugiés qui sont orientés par l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) vers leurs structures. 

Dès le début du parcours des ressortissants étrangers vers l’obtention d’un titre de séjour, l’organisme peut proposer une solution d’hébergement en CADA ou en HUDA en fonction de la situation personnelle des réfugiés et des places disponibles. 

Par qui sont financés ces hébergements d’urgence ? 

Les différentes structures d’accueil des demandeurs d’asile sont financées par l’aide sociale de l’État. Pour permettre aux réfugiés, qui ont l’interdiction de travailler pendant leurs démarches vers l’obtention d’un titre de séjour, de bénéficier d’un lieu sûr où dormir, le gouvernement prend en charge les frais liés à leur hébergement en déployant des solutions provisoires

Quelles solutions me sont proposées par ces établissements ?

En plus d’accueillir les demandeurs d’asile, ces structures gouvernementales proposent une assistance administrative, médicale et sociale. Au sein de ces lieux d’accueil, des travailleurs sociaux sont mandatés pour aider les réfugiés dans leurs démarches pour obtenir un titre de séjour, ainsi que pour faire valoir leurs droits à certaines prestations sociales (Allocation des demandeurs d’asile, prise en charge des frais médicaux, etc.).

Accueil des réfugiés

Qu’est-ce qu’un CPH ?

Lorsque l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) octroie enfin le statut de réfugié à un demandeur d’asile, celui-ci peut prétendre à une place en CPH (Centre provisoire d’hébergement). 

Déployés sur tout le territoire français, ces lieux d’accueil offrent, en plus d’une solution d’hébergement, de l’aide aux réfugiés pour s’intégrer au mieux en France. Les enfants peuvent être scolarisés, un accès à des soins médicaux est proposé aux familles qui bénéficient ici de l’aide d’experts pour connaître leurs droits.

Comment entrer dans un CADA ? 

Les places en CADA (centre d’accueil pour demandeurs d’asile) sont particulièrement chères. Ces interlocuteurs privilégiés par l’OFII accueillent les demandeurs d’asile qui sont redirigés vers leurs structures par l’organisme lors de leur arrivée sur le sol français. 
En attendant que l’OFPRA statue sur les demandes d’asile des réfugiés, ces centres offrent des solutions sociales, administratives et médicales aux personnes qui résident provisoirement dans leurs locaux.

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